Comment gérer le mal du pays ?

Lorsqu’on voyage et surtout lorsqu’on s’expatrie dans un pays étranger, il y a toujours un temps d’adaptation. La cycle d’expatriation est le même pour tout le monde.

maldupays

 

Au début, on trouve que tout est beau, nouveau et incroyable. On a le sourire à chaque coin de rue que l’on découvre. C’est ce qu’on appelle la lune de miel. 

 

Et puis il y a ce moment où tout bascule. On commence à réaliser les différences culturelles. On ressent ce qu’on appelle le choc interculturel. C’est la cruelle déception des différences. 

 

Heureusement s’en suit une période d’acclimatation qui s’apparente à une remontée de la satisfaction. On retrouve le kiff des débuts sans les émotions extrêmes. 

 

Enfin on s’adapte, on s’intègre réellement à cette culture. On se stabilise, on trouve ses marques et on s’ancre.

Toutes ces étapes sont plus ou moins longues. Plus la phase “Lune de Miel” est longue, plus la phase de choc sera intense et la phase d’acclimatation sera compliquée. 



Alors comment reconnaît-on que l’on est plus dans la période d’euphorie et qu’on vit réellement le mal du pays ? Comment se dégage-t’on de ces émotions négatives ? 

 

Il est important de ne pas fuir le pays, fuir la situation qui nous met mal à l’aise car c’est une phase classique par laquelle tout le monde va passer. L’objectif est de reconnaître le mal du pays, ses symptômes et savoir comment s’ancrer et s’adapter.

Comment on reconnait le mal du pays ? 

Tout se passe au niveau des émotions : tristesse, déprime, manque d’envie, dépression, …

 

  • La « dépression nostalgique »

Jusqu'au début du xxe siècle, les symptômes dépressifs liés à l'éloignement de son pays ou de sa région d'origine étaient traités médicalement. Voici le cas de soldats suisses qui durant le XVIIe siècle, alors dans l'attente de rentrer chez eux, furent « frappés de léthargie et de tristesse à l’évocation de leur pays natal ».

 

Jusqu’au début du xxe siècle le mal du pays dénommé plus couramment sous le vocable « nostalgie » était un terme à usage médical, utilisé pour décrire un désir intense de retourner dans son pays natal.

 

  • La « déprime de l'expatrié »

Les victimes du mal du pays peuvent développer des symptômes physiques et psychologiques marqués, comme des pathologies digestives et/ou dermatologiques, des troubles de l'humeur pouvant même aller jusqu'à des crises d'angoisse, voire un état dépressif. 

 

Surveillez votre comportement et sachez reconnaître qu’il est temps de vous reprendre en main ! Comment ? Voyez nos 5 conseils : 

Garder contact avec son entourage

Quand la famille est loin des yeux, elle est loin du coeur. Sachez entretenir cette relation grâce à Skype, aux emails, à Messenger, WhatsApp, courrier postale, … Les canaux de communication sont nombreux mais les messages sont uniques !

 

Le premier sentiment est la solitude. Donc si vous gardez ce contact, vous vous rappellerez que ce n’est qu’une illusion de votre cerveau. Il n’y a jamais de solitude.

 

Reproduire son chez soi 

Vous connaissez l’expression “avoir ses marques”. C’est ce qui fait que l’on se sent chez soi ou non. Quand on arrive dans un nouveaux pays, on découvre de nouveaux lieux mais on ne s’y sent pas à la maison.

 

On jouit de ce statut d’expatrié qui nous offre un sentiment de liberté. Maintenant, il faut s’intégrer et prendre ses repères.  

 

Ça commence par reproduire son chez soi. Retrouver ce qu’on aime et ce qui nous met en joie : la décoration de la maison, la routine d’aller au même bar ou café, …

 

Prendre soin de soi

Il est important de retrouver son chez soi comme lieu de vie, mais le premier chez soi c’est vous, votre enveloppe corporelle, votre état d’esprit. Il est important d’en prendre soin !

 

Prendre soin de soi, c’est apprendre à s’ancrer, à se préserver des émotions négatives. Comment ? 

 

  • Apprenez à repérer vos émotions à travers la méditation, et laissez simplement partir sans juger. Cette pratique vous permettra d’être en pleine conscience de l’instant présent. 
  • Automassez-vous ou offrez-vous une séance de massage. 
  • Accordez-vous des petits plaisirs (loisirs, cadeaux, activités sportives) qui vous mettent en joie




Rencontrer une communauté

Entourez-vous ! Que ce soit une communauté d’expats français ou des personnes qui partagent votre passion. Vous retrouverez le goût du partage et de la rencontre.

 

Faites de cette communauté votre seconde famille.

 

Continuer à explorer et à s’intégrer 

Ne restez pas sur vos acquis. Continuez à explorer le pays, à comprendre sa culture, à rencontrer sa population. C’est le meilleur moyen de vous intégrer, à vous adapter et à éviter le choc interculturel. 

 

Prenez un guide de tourisme ou posez la question à vos amis, et faites-vous une liste de lieux et de monuments que vous pourriez visiter seul ou à plusieurs. 



Jordan Jeandon

Jordan Jeandon

CMO & CoFondateur

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