Tout savoir sur le Brexit

Le Brexit approche à grand pas : 31 octobre 2019 ! Et si Deal et No Deal ne sont que charabia pour vous, voici un résumé des grandes étapes du Brexit. 

6

 

Le 23 juin 2016 - Les Britanniques ont choisi de quitter l’UE

Lors d'un référendum organisé par l'ancien Premier ministre David Cameron, 51,9 % des Britanniques ont choisi de quitter l’UE. L’article 50 du traité sur l'Union européenne encadre les conditions d'une sortie de l'Union européenne. 

 

L'Union doit alors négocier avec le RU un accord fixant les modalités de son retrait, que le Conseil conclut ensuite à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen. 

 

En résumé, l’Union et le RU doivent trouver un deal.



Juillet 2016 - Theresa May est Première Ministre

Theresa May mène les discussions sur la sortie de son pays face aux négociateurs européens.



Le 29 mars 2017 - Lancement du processus de négociations

Le représentant du Royaume-Uni auprès de l'Union européenne remet la lettre actant le déclenchement de l'article 50 à Donald Tusk, président du Conseil européen. Ce déclenchement marque le point de départ du processus de négociations conduisant à la sortie du pays de l’UE.

 

Le 31 mars 2017 - L’UE demande des mesures concrètes

L'Union Européenne se dit ouverte à des négociations rapides sur le futur partenariat avec le Royaume-Uni, mais une fois seulement que des "progrès suffisants" auront été effectués sur trois points : 

  • le montant que le pays devra verser au budget européen avant de partir, 
  • le statut des citoyens européens installés au Royaume-Uni, 
  • le statut de la frontière avec l'Irlande.



Le 8 juin 2017 - Theresa May reste Première Ministre Britannique

Theresa May s'allie au parti unioniste irlandais pour conserver sa majorité absolue, ce qui fragilise la position du gouvernement dans les négociations sur le Brexit, en particulier sur la question irlandaise.



19 juin 2017 - Bruxelles s’accordent sur la durée de transition

L’UE s'accorde le 29 janvier 2018 sur la durée de la période de transition post-Brexit, qui permettrait aux deux parties de préparer leurs futures relations plus sereinement, notamment au moyen d'accords commerciaux.



Le 8 décembre 2017 - 3 principes fondateurs pour la suite

Londres et Bruxelles s'accordent aussi sur trois grands principes qui guideront leurs négociations : 

  • le non-rétablissement d'une frontière dure entre les deux Irlande, 
  • le paiement par Londres de tous ses engagements pris au titre du budget de l'UE 2014-2020, 
  • la préservation des droits des citoyens britanniques résidant déjà dans les autres États membres, et inversement.

 

Là ça commence à patiner un peu...

 

Novembre 2018 - Accord trouvé et rejeté

Un accord de sortie est trouvé. Celui-ci est rejeté par le Parlement britannique.

L’UE et le RU trouve donc un mince accord pour gérer la situation et éviter un “no-deal” brutal. Or il est massivement rejeté une première fois par la Chambre des communes le 15 janvier 2019.

 

Le 22 novembre 2018 - Date repoussée

La date du Brexit est repoussée au 12 avril puis au 31 octobre 2019

 

Le 29 janvier 2019 - Double rejet

Theresa May est en panne de "plan B" alors que les députés britanniques adoptent deux amendements qui rejettent aussi bien le principe d'une sortie sans accord que celui d'un accord comprenant le backstop.

 

En résumé, le “deal” est rejeté mais le “no-deal” est refusé, il faut un autre deal !



11 mars - Encore un rejet

La Chambre des communes rejette une nouvelle fois l'accord de sortie à une large majorité.



Le 13 mars 2019 - Encore un refus d’une sortie sans deal ! 

Pour la seconde fois, les parlementaires refusent une sortie sans accord. 




27 mars - Série de propositions / plan D (ou E, je ne sais plus...)

Le gouvernement propose une série de propositions alternatives : no deal, instauration d'une union douanière permanente, adhésion du Royaume-Uni à l'Espace économique européen, organisation d'un second référendum, annulation pure et simple du Brexit... 

 

Toutes sont rejetées...



29 mars - Troisième refus

Les parlementaires ont voté une troisième fois contre l'accord de sortie.




5 avril - Date du Brexit de nouveau repoussée

La Première ministre adresse une demande officielle au Conseil européen pour un nouveau report. Les dirigeants européens acceptent et fixent la date du 31 octobre. 



23 juillet 2019 - Boris Johnson, nouveau Premier Ministre

Boris Johnson remplace Theresa May et se dit prêt à assumer une sortie sans accord avant le 31 octobre. 

 

Mais le Parlement britannique ne l'entend toutefois pas de cette oreille. 

 

9 septembre - Suspension du Parlement Britannique

Alors que Boris Johnson fait suspendre l'activité parlementaire !

Ceci qui est perçu par certains comme une tentative pour faire passer le no-deal en force…

 

Donc avant d’être suspendus, les parlementaires votent carrément une loi "anti-no deal". Le Premier ministre doit donc soit trouver un nouvel accord, soit demander un report du Brexit au 31 janvier 2020.

 

Une issue inacceptable pour le Premier ministre et qui pourrait conduire à des élections législatives anticipées au Royaume-Uni.

 

Le 24 septembre - Suspension du Parlement illégale

La Cour suprême britannique déclare la suspension du Parlement illégale. Celui-ci reprend alors ses travaux le lendemain.





Jordan Jeandon

Jordan Jeandon

CMO & CoFondateur

Débloquez votre anglais en 3 mois seulement grâce à la MasterClass Neil Armstrong

Articles récents